Le lendemain du tir au pistolet, la saison de tir à 300m débutait avec le tir d’ouverture et il faisait toujours aussi froid…

La société de tir dont j’étais membre l’année passée a du cesser ses activités et je démarre dans une nouvelle société. Nous avions quatre cibles électroniques et maintenant wouaw ! il y en a dix !! C’est magnifique ! Le programme était de 2 coups d’essai et de 10 coups, coups par coups sur la cible A10

Contexte du tir

Il faisait froid, avec un peu de pluie. La surface d’appui du fusil est un peu spéciale et j’ai eu de la peine à retrouver ma position. Pour commencer, j’ai posé le bipied sur la surface plate mais l’appui sur les coudes était mauvais et mon “point zéro” était sous la cible. Cela me forçait à ouvrir beaucoup les coudes. Un matcheur m’a recommandé de positionner mon bipied plus dans la pente. La position était meilleure et j’ai effectué mon tir dans cette position. 

Surface d'appui du bipied en pente

Résultat du tir

Je ne suis pas particulièrement contente de mon tir parce qu’il y a beaucoup de dispersion et je ne vois pas bien les coups partir. Par rapport aux tirs dans mon ancienne société, j’ai du corriger une dizaine de crans en hauteur et trois ou quatre en latéral. Comme il n’y a que 2 coups d’essais, je fais au mieux avec cette situation. 

Lors de l’entraînement suivant, j’ai toujours beaucoup de dispersion et je reste sur la correction du tir précédant. Il y a beaucoup de vent qui souffle en rafale et qui participe bien à la dispersion des tirs. La balle d’un Fass 90 a une vitesse d’environ 850 m/s, pèse 4.1 g et est très sensible au vent. Concrètement, pour un vent faible de 5 m/s (18 km/h) et une distance de 300 m, la déviation sera de 29 cm sur la cible. En conséquence, je décide de travailler le départ du coup et de tester les différentes couleurs du filtre sans tenir compte du résultat. 

envol de semences de pissenlit

Analyse des tirs

Quelque chose me dérange mais c’est difficile de trouver la raison. Lors du tir d’ouverture, j’avais encore le bipied d’origine et pour l’entraînement suivant j’avais installé le bipied réglable. Mon idée était de prendre une position assez basse pour être le plus stable possible. Erreur !! Pour être stable, il faut que les coudes forment un angle pas trop plat car j’ai tendance à ne pas être stable en hauteur. Et si j’ai les coudes trop proches, je perds en stabilité latérale. Donc il faut trouver une position où l’on est à l’aise avec les coudes puis régler le bipied pour être au “point zéro” avec la cage thoracique vide. J’ai aussi ramené mon bipied sur la surface plate au-dessus de la surface prévue pour le bipied et ça paie …

L’enseignement

Il est important que le bipied soit posé de manière stable, sur une surface plate. En ayant le bipied posé sur une pente, la position de l’arme va forcément bouger au départ du coup et provoquera une augmentation de la dispersion. 

Maintenant, que je dispose d’un bipied réglable, je dois conserver la même position des coudes (la plus stable et confortable en fonction de ma morphologie) et adapter la hauteur avec les bipieds. Etre le plus bas possible n’est pas un gage de stabilité !!

Conclusion

Ce n’est pas parce que le stand de tir est différent que le tireur doit modifier sa position. Il faut rechercher une manière ou une place où il est possible de prendre sa position, toujours la même, et adapter / régler ce qui peut l’être.

Maintenant, que j’ai fait ces expériences et réglages, cela devrait être mieux pour les prochains tirs ! …


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Catégories : Mon défi

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